Pour un Autre Monde

lundi, février 28, 2005

Pour une éducation anti-individualiste

Le monde est individualiste... C'est un fait! Faut-il que l'éducation reproduise cet individualisme ?! L'École reste encore une institution essentielle en tant que, précisément, elle échappe aux pressions de l'environnement et garantit un accès aux savoirs essentiels à tous les enfants. Et si l'éducation proposait autre chose que de dresser les élèves les uns contre les autres en ne valorisant que le meilleur, que le plus performant, le plus chanceux... Et si l'éducation fondaient le plaisir d'apprendre sur la solidarité et l'entraide!... Oui, ce serait sûrement une bonne base pour fournir à nos enfants un monde moins libéral.

Chaque élève peut donner sa pleine mesure et réaliser l'importance d'aider et de se faire aider pour augmenter les chances de réussite de la société. Ils doivent s'entraider pour gagner ensemble. Les notes sont basées sur la solidarité. Pour qu'une intention pédagogique tende à devenir opérationnelle, elle doit décrire une activité de l'élève identifiable par un comportement observable, et qu'elle indique le niveau d'exigence auquel l'apprentissage est tenu de se situer et enfin les critères qui serviront à l'évaluation de cet apprentissage. En l'occurrence il ne s'agit plus de gagner sur l'élève d'en face, mais de faire équipe et cause commune pour gagner ensemble un diplôme. L'école nouvelle a pour mission de libérer les enfants de tout assujettissement, de leur inculquer une distanciation à l'égard des mots, de la langue française, car il s'agit d'abord de résister à l'oppression sournoise. Car dans le langage se joue toujours, et finalement exclusivement, de la domination. Il faut donc déscolariser l'enseignement du français. Certes, l'enseignement du français contribue à la constitution d'une culture par la lecture de textes de toutes sortes. Mais s'amuser, développer son imaginaire et surtout permettre à l'élève de comprendre la notion d'interdépendance et de relations des uns aux autres, c'est le plus important pour l'avenir. Les élèves doivent s'entraider pour gagner ensemble. Une démarche d'éducation coopérative qui doit être basée sur la solidarité, et donnent à la solidarité la première place, car elle est une dimension essentielle de la vie en société.

Un programme est en principe une liste de matières à enseigner accompagnée "d'instructions méthodologiques" qui la justifient éventuellement et donnent des indications sur la méthode ou l'approche que ses auteurs jugent la plus pertinente pour enseigner ses matières. Cette conception est périmée, dépassée, insatisfaisante d'un point de vue rationnel et inadéquate sur le plan pédagogique. Il faut lui substituer la notion de "programme pédagogique opérationnel" qui comprend non plus une liste de matières, mais une liste d'activités, de savoir-faire, de compétences, de savoir être que les élèves devraient manifester au terme de l'enseignement projeté. Il est important d'enseigner les comportements, les façons de penser, de sentir et d'agir qui ont une valeur dans notre société et aident l'individu à en devenir un membre effectif. Quelles compétences exige-t-elle de ses membres ? Quelles sont, en particulier, ses caractéristiques en ce qui concerne la santé, la famille, les loisirs, le travail, la religion, et les affaires civiques ? La plupart des sciences passent par quatre stades : la magie, l'empirisme artisanal, le positivisme, et enfin, le relativisme. Actuellement, le relativisme pédagogique est atteint sur le plan philosophique, théorique, mais la pratique entre encore avec peine dans la forme positiviste. Les nouvelles méthodes visant à modeler le comportement et à le maintenir en vigueur représentent un progrès considérable sur les procédés classiques en usage chez le dresseur d'animaux. Ce que nous savons, à la lumière des travaux de laboratoire, des mécanismes de l'apprentissage, devrait nous pousser à nous attaquer aux réalités scolaires et à les changer radicalement. L'éducation scolaire est sans doute la branche la plus importante de la technologie scientifique. Elle influence profondément la vie de chacun. Nous ne pouvons plus tolérer que les conditions défavorables de fait fassent obstacle aux progrès extraordinaires aujourd'hui réalisables. Il faut changer la situation de fait pour construire une Société Egalitaire, Solidaire, Anti-Raciste et Métissée.



Aussi je vois plusieurs phases pédagogiques selon l'age.

Au début, pas de note en classe, pour ne pas traumatiser l'élève.

Puis une même note (10/20) pour tous, pour lui apprendre le sens de l'Egalité, et que plus tard, parce que les impressions de la jeunesse sont toujours les plus puissantes, il associe d'instinct Egalité et Sérénité.

Puis, une notation par élève, mais où les notes sont égalisées. En fait l'élève à la note de sa classe. Il apprend ainsi à participer positivement à la vie de la citée.

Puis, une notation par élève, mais dont où l'ampleur de la redistribution des points aux défavorisés est votée par les élèves eux-mêmes librement.

Enfin dernière étape, l'enseignant ne peut distribuer qu'un nombre limité de point par élève. C'est à dire que s'il donne un 11/20 à l'un, il ne peut que donner un 9/20 à l'autre. Le but et de faire prendre conscience aux éleves de la réalité de la rareté en régime libéral, et de l'importance de la lutte des classes pour l'Histoire de toute collectivité. C'est le modèle le plus proche de la citoyenneté solidaire véritable.

Bien sur des règles de bons sens doivent être appliqués par l'enseignant. Par exemple :

Ne pas récompenser systématiquement les meilleurs élèves de la classe mais se contenter d'un commentaire positif pour ne pas dévaloriser les autres.
Si vous devez donner des notes, choisir des notes de peu de valeur. La note ne doit pas être l'enjeu du travail.
Si vraiment il faut organiser des interrogations, faire en sorte que les différents talents soient récompensés (Meilleure orthographe, meilleur calligraphie, éléve ayant finis le plus rapidement, devoir le plus original, etc…)
Prévoir différents types d'examens. Un élève malhabile à un type d'examen sera peut-être plus à l'aise avec un autre.
Restez positif. Encouragez un élève en difficulté. Ne surtout pas laissez les autres élèves se moquer du moins bon. Faites remarquer au groupe les talents de chacun et pas ses faiblesses. Pour ne pas laisser le Malaise s'installer, rappeler que le groupe devra être solidaire avec lui.


Il me semble que voila une une bonne base de réflexion pour fournir à nos enfants un monde moins libéral, un monde moins égoïste où dominera le Collectif.

11 Comments:

  • Oui! Et grâce à la recherche scientifique française de pointe que le monde entier nous envie (car son financement exclusif par l'Etat en garantit l'indépendance et la concentre exclusivement sur les thèmes de recherche les plus utiles à une société solidaire) nous pourrons bientôt implanter tout cela dans le cortex des foetus pendant la grossesse! Ah que de belles années de progrès social nous attendent encore!

    By Blogger Nono, at dimanche, 27 février, 2005  

  • "Enfin dernière étape, l'enseignant ne peut distribuer qu'un nombre limité de point par élève. C'est à dire que s'il donne un 11/20 à l'un, il ne peut que donner un 9/20 à l'autre. Le but et de faire prendre conscience aux éleves de la réalité de la rareté en régime libéral, et de l'importance de la lutte des classes pour l'Histoire de toute collectivité. C'est le modèle le plus proche de la citoyenneté solidaire véritable."

    Ben c'est idiot.
    Car si chacun atteignait 15/20, bien sûr, la note (bien que bonne) ne serait plus rare (et donc aurait moins de valeur), mais rien n'empêchera alors au professeur de donner des examens plus durs. Les bonnes notes (donc les bons élèves) seront alors plus rares et le niveau global sera plus élevé.

    Parce qu'il faut bien dire qu'avec ton système, l'élève qui a un 15 se fera lyncher par celui qui a eu 5 ! Donc personne ne voudra dépasser les 10. ça n'encourage pas trop à travailler, non ?

    By Anonymous Anonyme, at dimanche, 27 février, 2005  

  • en fait, je ne vois pas l'intérêt de donner des notes aux élèves...cela nécéssite un important travail à domicile des enseignants ,dont la conséquence est le peu d'heure de cours qu'ils peuvent assurer...
    je pense plus pratique de dégager les enseignants de ce travail ingrat et finalement inutile pour qu'il puisse pleinement se consacrer à l'enseigenement...ainsi il pourrait assurer 30 heures de cours par semaine et 5 heures de présence consacrés aux préparations des cours et à la communication avec les parents et les élèves...
    le premier effet de cette mesure serait de diminuer le nombre d'élèves par classe...et donc de rendre les cours plus opérationnelles...on pourrait même moduler cette mesure en chargeant(en effectif ) les cours d'élèves
    ayant plus de facilité...
    pour résumer si cette mesure conduit à une classe moyenne de 17 individus ,les classes de bons élèves serait de 23 et celles d'élèves ayant plus de difficulté à6 ou 7 elèves...(considerant que les eleves en difficulté sont moins nombreux que les autres)(si je me trompe on se rapprocherait de 17 qui serait le chiffre maximum)..dans tous les cas de figure les classes ainsi réalisées offriraient à tous les élèves une ambiance dejà plus propice à l'épanouissement de chacun....
    de plus je ne suis pas convaincu que le systhème qui consiste à creer des classes de niveau visant à accrediter la thèse selon laquelle un élèvé de 15 ans à la maturité pour assimiler le programme de 1ere (par exemple)...
    il faudrait envisager un systhéme qui permette à un élève de suivre simultanement des cours de francais d'un niveau 4eme ,des cours de math d'un niveau 3eme etc...sans toutefois tomber dans une trop grande distorsion...
    ceci partant du principe que nous avons chacun des aptitudes differentes selon la matière...
    aisi chacun pourrait acquerir à son rythme les niveaux de connaissances dans les differentes matières...
    pour ce qui est de la solidarité,il serait possible de nommer parmi des èléves volontaires des parrains pour aider les élèves en diffuculté...ainsi le challenge proposé ne serait paa d'écraser les autres de sa supériorité mais au contraire de se valoriser par l'aide apporté à un autre et les résultats obtenus...voilà un bon moyen de combattre l'individualisme..
    le dialogue entre les enseignants et les élèves et celui entre les élèves entre eux auraient un autre contenu...ne trouvez-vous pas?

    By Anonymous Anonyme, at dimanche, 27 février, 2005  

  • "Parce qu'il faut bien dire qu'avec ton système, l'élève qui a un 15 se fera lyncher par celui qui a eu 5 ! Donc personne ne voudra dépasser les 10. ça n'encourage pas trop à travailler, non?"

    C'est avec ce genre de raisonement que la Droite réactionnaire combat l'Impot. C'est trop facile comme argument.
    Il s'agit de socialiser les éléves, et de leurs apprendre la Solidarité concréte, le partage. Personne ne lynchera personne, car tout le monde votera. Est-ce que dans ce pays cetains se font lyncher par d'autre parce qu'il gagne plus ? Non bien sur, alors pourquoi extrapoler ?

    By Blogger Charles Legrand, at dimanche, 27 février, 2005  

  • "je ne vois pas l'intérêt de donner des notes aux élèves...cela nécéssite un important travail à domicile des enseignants"

    On pourrait aussi développer les QCM, corrigés automatiquement par des ordinateurs. Les enseignants auraient alors, comme vous dites, bien plus de temps pour leurs cours.

    By Blogger Charles Legrand, at dimanche, 27 février, 2005  

  • l'éducation est une chose ..la vie en est une autre et je considère que tout individu a le droit d'exister ;et que cela ne doit pas se faire aux détriment d'autres individus.
    de plus ,contrairement à une idée reçue,nous n'avons pas besoin d'argent pour exister;et si on entend dire ""l'argent ne fait pas le bonheur ,mais il y contribue "",cela veut tout simplement dire que nous avons besoin d'argent pour vivre (pour assurer la logistique necessaire au corps humain)...
    ainsi la société doit etre responsable de cette logistique et doit dégager ,pour chaque individu qui la constitue ,les ressources nécessaires...
    le RMI est un pas dans ce sens..sauf que le RMI reste insuffisant et qu'il ne se distribue qu' à certains individus...les aides combinées à d'autres (j'emploie volontairement le mot"combiné")génère des effets pernicieux qui font que certains individus qui ne travaillent pas ont parfois des ressources superieures à d'autres qui produisent..
    ce qui est une anomalie doublée d'une injustice..

    ainsi donc il faudrait creer un minimum vital pour chaque individu de notre société...il faudrait que ce minimum vital permette d'assurer à chacun une vie ,certe modeste,mais digne...
    pour ceux qui souhaiterait travailler les salaires pratiquées les démarqueraient par rapport à ceux qui ne veulent rien faire ou ne peuvent rien faire...
    certains diront que cela demanderait trop d'argent..parce qu'ils ne tiennent pas comptes des profits induits d'une telle politiques(et dont on pourrait dresser une liste non exhaustive)
    :il y a deux sortes de job dans notre société ;
    ceux qui valorisent l'individu ,parce qu'ils nécessitent une certaine intelligence etc...
    ceux que l'on pourrait qualifier d'alimentaire...
    au niveau des premiers qui resteraient les mieux rémunérés,il n'y aura pas gros changement (excépté que les salaires seront un peu mois élevés en raison des charges générées par la communauté)
    pour les seconds il y aura inévitablement un meilleur partage du travail car les individus pourront alterner sans stress période d'activité et période d'existence"
    cela aurait aussi le mérite de désengorger les zones urbanisées au profit de nos campagnes qui en ont vraiment besoin:souvent les personnes "s'urbanisent"pour trouver plus facilement du travail.
    alors certains cadres arrogants vous diront qu'ils ne veulent pas travailler pour des "fainéants";
    on ne compte plus le nombre de ces cadres qui se retrouvent complétement perdus aprés avoir perdu leur job et qui ont changé leur fusil d'épaule dés lors qu'ils étaient au chomage...
    bien sur ,les profits de BNP ou TOTAL seraient moindres ,mais qui s'en plaindrait.
    voila une idée à creuser et à améliorer

    By Anonymous Anonyme, at lundi, 28 février, 2005  

  • Interview exclusive d’Ilyasah Shabazz, fille de Malcolm X
    Par Sylvain Pierron
    lundi 28 février 2005
    Notre collaborateur a rencontré à New York, Ilyasah Shabazz, troisième fille de Malcolm X, qui se bat aujourd’hui pour faire perdurer la mémoire de son père.


    Quels sont les problèmes auxquels est encore confrontée la communauté noire
    aux Etats-Unis ?


    Je crois qu’il faut lier deux phénomènes interdépendants. Le manque de culture et de connaissance de notre histoire, la Diaspora des Africains et la discrimination raciale. Mon père avait bien su discerner ces phénomènes.


    En 1962, il déclarait : « Il y a une raison pour laquelle nous sommes traités ainsi : nous ne connaissons pas notre histoire ! L’Américain appelé le Nègre est un soldat qui ne connaît pas son histoire, c’est un serviteur qui ne connaît pas son histoire, c’est un diplômé de Yale ou de Columbia qui ne connaît pas son histoire, il est donc limité, confiné et est tenu sous contrôle ».


    Il ajoutait le 18 janvier 1965 : « le programme éducatif américain est totalement élaboré pour faire perdurer cette domination du blanc sur le noir. Si toute la population américaine recevait une éducation qui reflétait avec exactitude l’histoire et la contribution de l’homme noir pour les sciences ou la civilisation, je pense que beaucoup de blancs seraient moins racistes et n’auraient plus ce sentiment de supériorité. Dans le même temps, le sentiment d’infériorité que ressent l’homme noir serait en partie effacé. C’est à l’éducation de l’éliminer. Avoir des écoles et des universités ne signifie pas que vous avez une éducation ».


    Et je compléterais en disant qu’avant qu’il y ait Yale ou Harvard, il y a avait l’université de Tombouctou où le peuple africain enseignait à des gens du monde entier. Qu’avant l’Empire Romain, il existait des pyramides le long du Nil. Et s’il y a encore des gens pour penser que Cléopâtre ressemblait à Elisabeth Taylor et Moïse à Charlton Heston, alors nous privons nos enfants d’une éducation juste et ne faisons que retarder notre pays sur la voie de la vérité et du progrès.

    Selon vous si votre père était vivant, quels combats mènerait- il aujourd’hui ?


    Mon père se battrait, sans doute, avec force contre la généralisation de l’immoralité, notamment sexuelle, présente dans la société d’aujourd’hui. Obscénité particulièrement inhérente à certains genres de musique actuelle. Je crois qu’il aurait encouragé les jeunes à se tourner vers l’émergence du hip-hop, phénomène qui a été un élément capital dans la libération de notre communauté, mais il les aurait dissuadés de l’emploi de vocabulaire vulgaire qui dégrade nos femmes et notre communauté.

    peut-etre ceci ouvre-t-il des voies pour le contenu de notre enseignement...

    dieudonné devrait aussi s'inspirer de cela...les justes causes ne se satisfont pas de combats médiocres..

    By Anonymous Anonyme, at lundi, 28 février, 2005  

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